Kubilai Khan investigations
ShoshO - 2016
(toute chose est un parlement de lignes)

Les lignes sont partout. Les hommes font des lignes en marchant, en parlant, en faisant des gestes.

Marcher, chanter, raconter des histoires, dessiner, tisser, écrire tracent différents types de lignes.

Comment se fait-il alors que tant de lignes auxquelles nous sommes confrontées aujourd’hui nous paraissent si statiques ? Peut-être devrions-nous plus souvent considérer l’environnement non pas comme ce qui nous entoure (ce qui est dehors, ce qui n’est pas dedans) mais comme une zone d’interpénétration où s’inventent nos existences.

ShoshO sonde les différents environnements humains et non-humains, les champs de la pensée et de l’action, les postulats des domaines esthétiques et des sciences, les phénomènes d’ondes, de voix, de spectralité, ce qui partage & distingue le visible et l’invisible, l’audible et l’enfoui.

Cette performance trace des lignes entre typographes, architectes, musiciens, cartographes, dessinateurs, écrivains, danseurs et marcheurs. Dans l’interpénétration des lignes dessinées par le danseur, des ondes produites par la musique et du trait produit "sur scène" par les deux invités, s’esquisse un questionnement ouvert sur notre éthique environnementale comme trame : quand nos souffles s’emmêlent et se mêlent à l’atmosphère. Cette création facilite des terrains d’écoutes différenciés, des glissements de terrains & des franchissements de seuils. Le matériau compositionnel tire ici sa source d’un lieu donné à un moment donné et se requestionne très fortement à chaque expérience. Ce lieu ne nécessite pas les caractéristiques et éléments techniques d’une scène conventionnelle. ShoshO fabrique d’infinies boucles de co-détermination, co-suscitation entre le lieu, le temps, les performeurs et les publics.



Une performance conçue pour être créée avec la participation de deux invités de la région recevant le spectacle, accompagnés de Frank Micheletti (danse & musique) .
Les invités peuvent venir de différentes disciplines (dessinateurs, peintres, écrivains, et plus largement…).

Une période de mini-résidence est requise pour donner des ateliers, expérimenter le contexte, créer des liens et des appuis pour la performance et rencontrer les deux collaborateurs qui partagent la pièce avec le chorégraphe .


Crédit photo : Jean Michel Blasco