Kubilai Khan investigations
VOLT(S) FACE création 2017





Une rencontre électrisante : celle des danseurs de Kubilai Khan investigations et d'un groupe de rock. Cette entrevue à l’énergie débordante nous immerge au plus près des trajectoires et fluidités qui rythment nos existences.

Addictifs, excitants, parfois nocifs, quoi de plus enivrant que ces jeux de flux auxquels nous nous livrons chaque jour au quotidien ? Plongés au cœur de la vie et de la ville, nous nous engouffrons dans des trajets, dans des mobilités physiques et affectives qui nous embarquent sans que nous y prenions garde. Tensions, stimulations, agitations, ces rythmes et décalages traduisent l’urgence dans laquelle nous nous situons. Questions de rythmes, façons d’habiter le monde, l'écriture chorégraphique et la partition musicale partagent avec vous cette plongée dans ce bain de vitesses et d’accélérations parfois insensées, souvent toxiques mais aussi déphasantes. Volt(s) face mesure la tension dynamique d’un présent électrique et regarde l’étrange odyssée de la vitesse industrielle et technologique, l’odyssée du capitalisme mondialisant à toute vitesse; un système qui ne cesse plus de se transformer jusqu’ à parfois produire un désajustement limite. Les vitesses sont multiples; vitesses d’évasions, de réactions, de transmissions, parfois minimales parfois excessives jusqu’au vertige, jusqu’aux points d’abîmes, comme des cendres volantes.

Cette pièce prend un virage qui questionne nos codes, nos cadres et nos normes. Il y a tout autour de nous des fables sociales, des disciplines et des consentements qui collent au corps et à l’âme de tout un chacun. Même si la terre semble bien en place sous nos pieds, on peut aisément entrevoir les failles où s’identifient des défauts, des accrochages, des points de ruptures. S’ouvre alors une brèche, une petite entaille où nous pouvons percevoir les dislocations, les diffractions non seulement comme des destructions (ce qu’elles peuvent être) mais aussi comme une mise en liberté des lieux, une mise au dehors qui agit comme amplitude, traversée et avancée. Une expérience à bords perdus pour essayer de quitter le quadrillage.
Repérer ce qui arrive au corps, ce qui arrive dans la perception que l’on a du corps de l’autre, dans l’enregistrement de la rencontre, des télescopages entre les corps. Accrochages mais aussi suspensions, respirations et intervalles sans lesquels il n’y a pas de sens commun. Croiser les forces statiques avec les forces dynamiques dans l'entrelacs social éminemment complexe des êtres et des choses ensemble.
Accélération, compression, dispersion, condensation, évaporation, le monde nous traverse et nous regarde. Pourrions-nous suivre les fissures qui ruinent les idées d’un monde en tant que construction unique et ordonnée ?
Un horizon où trouver en chacun une ligne de dépliement, une dé-protection, la possibilité d’un enjambement, l’appétit d’un franchissement.
La modernité recharge tout autant qu’elle recycle un nouvel empire des signes qui met les doigts partout ; dans nos gestes et paroles, dans nos attitudes et pensées, dans des régions incertaines où se glissent en creux ou en excès de nouvelles cartes qui nous appartient de questionner. Volt(s) Face résiste à l’usure du monde et fabrique un lexique irrégulier qui écoute la rime et la vie. Et tant pis si c’est pour presque rien.
Peut être juste un côtoiement.


Frank Micheletti
Avril 2017


MUGSTAR

Mugstar est un groupe de rock anglais, influencé par Oneida, Sonic Youth, Neu! et Hawkwind. Depuis 2003, ils ont publié plusieurs albums. Le groupe s’est formé à Liverpool. Son premier single, «Spotlight over Memphis », attire l'attention de John Peel, qui le diffuse sur son émission de radio (BBC) et qui déclenche l’intérêt du public. En Janvier 2006, le groupe sort « My Baby Skull Has Not Yet Flowered ». Mugstar commence une relation productive avec Trensmat Records basés en Irlande. Mugstar signe avec Important Records, qui sort « ...Sun, Broken...... » en mars 2010. Leur troisième album, « Lime », a été édité en novembre 2010. Le cinquième « AXIS » et sixième album de la bande « Centralia » en 2013 chez Record Store Day, et en 2016 sort « Magnetic sesasons »


DISTRIBUTION

Chorégraphie - Frank Micheletti
Danseurs - Viktoria Andersson, Gabriela Ceceña, Idio Chichava, Maria de Dueñas López
Peter Juhasz, Esse Vanderbruggen, Csaba Varga,
Musique live- MUGSTAR (Pete Smyth – Guitare, voix, clavier, Neil Murphy – Guitare, Jason Stoll – Basse, sax),Steve Ashton – Batterie
Lumière - Ivan Mathis

PRODUCTION
Kubilai Khan investigations

COPRODUCTION
Les Salins scène nationale de Martigues
Spectacle soutenu dans le cadre de l’accueil studio :
- Viadanse centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort
- CCN - Ballet National de Marseille

Crédit photo: Jean-Michel Blasco

BLACK BELT création 2017
Black Belt recrache une encre magique qui révéle les zones troubles et agitées du vivant.

Black Belt regarde l’Afrique en mouvement, d’après ce qu’il s’y vit et non d’après une vision fantasmée.

Cette pièce se suit comme un poème agité d'une passion pour les formes vivantes et évolutives.
Cette exploration provoque une inspiration multiforme, véhémente à sa racine et sereine à son épanouissement.

Black Belt porte la ruse d’un être qui s’est multiplié pour s’éprouver et tord le cou à bien des idées reçues sur le réel africain.
Le projet suit la possibilité de féconder une utopie active ce que Felwine Sarr nomme Afrotopia.
Selon l’économiste sénégalais, « l’Afrique n’a personne à rattraper » et la modernité est déjà bien arrivée et n’est pas à inventer.
Tout indique aussi qu’il faut questionner le mythe du développement et le positivisme scientifique qui projette une vision occidentale sur les sociétés africaines comme unique moyen pour les décrire.

Black Belt reconnait que nos imaginaires, africains autant qu’européens restent imprégnés par l’histoire et le capitalisme.
Suivant « une construction mentale », cet héritage postcolonial continue à véhiculer une société des éblouissements.
Nous sommes bombardés en continu par ses machines à éblouissement qui colonisent nos inconscients.
Nous ne voyons plus que ses écrans capitalistes nous « tuent les yeux » en nous éblouissant et en nous faisant voir le monde autrement qu’il n’est. Cette machine à lumière coloniale opère comme une sorcellerie.
Penchant pour la reformulation du concept de nègre qui selon Achille Mbembe ne renvoie plus nécessairement à une affaire de couleur, mais concerne tous les subalternes de tous les pays, tous les hommes-marchandises, et devrait prendre en compte l’ensemble des mécanismes de domination. Il s’agit alors aussi bien d’une critique du néo-libéralisme que de l’universalisme.
Nous sommes encore plus aujourd’hui appelés à vivre exposés les uns aux autres et à reconnaître qu’une part de notre « subjectivité » s’origine dans notre vulnérabilité.
Black Belt est une affaire de trajet, de circulation et de transfiguration, cette pièce rêveuse d’héritages qui n’ont aussi rien à voir avec des histoires de naissance. En de certaines circonstances, elle s'apparente à l’Ode Maritime de Pessoa et ajuste un goût du dépaysement et de l’excès, une ivresse de l’esprit qui intoxique la conscience de soi et ouvre une voix tumultueuse et débridée.
Parcourant une Afrique connectée, urbaine, mondialisée dont la moitié de la population à moins de 30 ans, formidablement inventive et débrouillarde même si malmenée; cette jeunesse qui remplace le tweet au tract et qui créent ses logos sur le mur du web signerait-elle les premiers signes de son droit de réponse à son expression si souvent étouffée.



DISTRIBUTION
Chorégraphie- conception et musique : Frank Micheletti
Danse : Idio Chichava
Création lumières : Ivan Mathis

PRODUCTION
Kubilai Khan investigations

COPRODUCTION : Les Rencontres Chrorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis, le Théâtre du Colombier-Bagnolet, le département de la Seine Saint-Denis.
Remerciements au Théâtre des Salins, Martigues et au Conservatoire à rayonnement régional de Toulon pour leur accueil en studio.

Crédit photo: Sem Brundu
no.W.here dessine une étrange courbure des plans de représentations, ce duo observe et sonde le peu de place du corps hors de ses conventions, il suggère des manières d’être et de se penser qui ne reproduisent pas un rapport à la puissance des normes, une perpétuation des codes.
Serait-il possible que des gestes d’écart échappent à la force des catégories ?
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Aujourd’hui l’Etat physique du monde est chaotique, c’est désormais l’espace de l’orage. L’EMPIRE est une lumière noire, elle nous parle d’une société qui a perdu la tête... [lire la suite]
Demain est-il déjà quelque part ? Où se trouve-t-il alors ? Où sommes-nous ? Où en sommes-nous ? Sur quelles fictions vivons-nous ? Demain est déjà maintenant et nous ne sommes déjà pas certains de notre maintenant. Alors en quels termes allons-nous parler de l’avenir qui nous attend ? [lire la suite]
Ce poème se tient comme un animal. Son histoire monte, se transvase depuis le corps ... hanté. L’arbre ne se baigne jamais deux fois dans le même vent. [lire la suite]
« Siyin » est un essai de soi.
Un soi déplacé de plusieurs milliers de kilomètres.
Sara est née à Singapour et vit maintenant à Bruxelles pour vivre plus pleinement son désir de danse. [lire la suite]
 
Actualités
21/3/2017 no.W.here, La Cité du Livre, Aix-en-Provence
24/3/2017 Bien sûr les choses tournent mal, Le Bois de l'Aune, Aix-en-Provence
30/3/2017 Concordan(s)e 2017, La Briqueterie, Vitry-sur-Seine
25/4/2017 Volt(s)face - Création 2017, Les Salins Scène Nationale de Martigues
29/4/2017 Tiger Tiger Burning Bright, Espace 93, Clichy-sous-bois
13/5/2017 Collection secrète #5, en partenariat avec les Salins, Martigues
30/5/2017 Out of the box 3/3, Théâtre Liberté, Toulon
8/6/2017 et 9 - BLACK BELT, Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis, à la Dynamo de banlieues bleues, Pantin